Delta va t-il devenir dominant sur les vols transatlantiques ?

La semaine dernière Delta a acheté une raffinerie afin d’optimiser ses coûts de carburants. Surprenante à première vue, rendant sceptiques certains observateurs, cette décision est finalement relativement rationnelle. Si l’optimisation des coûts passe par une intégration poussée de la chaine d’approvisionnement, il y a de fortes chances qu’après l’époque où internaliser (ou filialiser) son catering était une option intéressante, c’est vers le carburant que les attentions vont désormais se porter.

On l’a dit, Delta compte tirer plus de $300 millions par an d’économies de cet achat. Mais qu’est ce que cela peut signifier en termes d’impact concurrentiel ?

Dans cet article, un spécialiste de la question estime l’économie réalisée à 4 ou $5000 dollars sur un JFK-Heathrow. Ce qui peut être déterminant sur les liaisons entre le nord-est américain et l’Europe qui sont parmi les plus concurrentielles du marché.

Concrètement deux possibilités s’ouvrent à Delta. La première est de garder le même niveau de prix et augmenter ainsi sa marge et sa profitabilité. La seconde est de transférer cette économie sur le prix du billet. Selon l’économiste interrogé, cela obligerait ses concurrents à augmenter leurs pertes et, in fine, à quitter le marché ce qui laisserait Delta en position plus que dominante sur ces liaisons. Et c’est cette seconde option qu’il s’attend à voir mise en œuvre par la compagnie américaine.