De nombreuses compagnies, et en particulier les low costs, sont connues pour leur politique de suppléments qui font rapidement grimper le prix du billet dès lors qu’on veut un peu plus qu’une place sur un siège pour aller d’un point A à un point B. Alors passons pour les boissons et en cas, tolérons pour les valises, disons nous que la moindre demande de flexibilité se paiera le prix fort (à condition qu’elle soit prévue et possible…)….après tout si on veut voyager pour 50€ il faut accepter les contreparties.
Là où cela devient limite c’est lorsque le supplément est à caractère obligatoire ou n’apparait qu’à la dernière minute. Dans cette catégorie on a tout vu. Supplément pour payer en carte bancaire (alors qu’il s’agit du seul mode de paiement autorisé), supplément pour imprimer sa carte d’embarquement…
Si le principe des suppléments est légal et n’a pas à être remis en cause (quand on choisit certaines compagnies on sait à quoi s’attendre), le caractère abusif de certains commence à ennerver les passagers et émouvoir les autorités anglaises. En ligne de mire : les surcharges liées au paiement par carte bancaire. Compagnies concernées : Ryanair, easyJet, bmibaby et Flybe.
L’OFT (Office of Fair Trading) vient de rentrer en guerre contre cette pratique qui coûterait 100 millions de livres aux familles anglaises chaque année. A défaut que ces suppléments soient supprimés, l’OFT demande à ce que leur existence soit précisée dès le début du processus d’achat en ligne et non plus seulement à la fin, lorsque le client en est au paiement et se sent contraint d’aller au bout du processus.
Même si Ryanair a transformé l’intitulé du supplément en “frais de dossiers” pour donner l’impression de rentrer dans le droit chemin, l’OFT a l’air décidé à aller au bout et ne pas se laisser berner par les subterfuges des compagnies.
Parallèlement l’OFT demande au gouvernement de légiférer afin de rendre cette pratique illégale une fois pour toutes et de manière indiscutable.



