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Frequents flyers : comment ils se voient, comment on les voit…
May 18, 2012 – 15:00
Couts Vs Valeur : les compagnies aériennes ont-elles le choix ?
May 15, 2012 – 10:00
On peut inventer de nouveaux concepts, enchainer les “plans d’entreprise”, au final les compagnies aériennes se répartissent en deux catégories. Celles qui gagnent de l’argent et celles qui en perdent. Souhaitons aux premières que cela dure le plus longtemps possible, mais une chose est certaine concernant les secondes : un jour ou l’autre il faudra sortir de la spirale ou disparaitre.
Alors la plupart des compagnies “traditionnelles” ont adopté un leitmotiv commun : réduire les coûts pour retrouver la rentabilité. Un art spécialement maitrisé par les compagnies américaines qui ont peu a peu supprimé des composantes de leur prestation pour les remplacer par des suppléments payants. Enregistrement des bagages en soute (voire en cabine), boissons alcoolisées sur les longs courriers, boissons tout court sur les vols intérieurs… Si on peut dire qu’il y a un domaine ou l’aérien a beaucoup innové ces dernières années c’est bien celui-là : que d’ingéniosité déployée à trouver le moyen de réduire le niveau de service pour facturer ce qu’on a enlevé sous forme de suppléments.
Une démarche largement compréhensible si, comme la chose a été présentée dans les premiers temps, cela permet de baisser le prix du voyage en supprimant des services que tous n’utilisent pas donc qu’il est légitime de faire payer au coup par coup. Mais la vérité s’est avérée différente : les prix ont stagné, voire augmenté, pour un niveau de service sans cesse en déclin. Résultat des courses : si les revenus dus à ces fameux suppléments sont en hausse croissante, la profitabilité n’est que rarement au rendez vous. Ou pas au niveau attendu.
Bon, quelques compagnies ont choisi l’option inverse. Service, attention, prestations en hausse. Et, mais peut être est-ce un hasard, celles-ci continuent à tirer leur épingle du jeu.
Et les low costs me direz vous ? Je les mets à part : suivant l’adage selon lequel on nait low-cost mais qu’on ne le devient pas, ces compagnies réussissent avec leur modèle mais il est illusoire de croire qu’une compagnie “classique” peut d’un seul coup utiliser les mêmes recettes pour arriver aux mêmes résultats sauf à faire table rase du passé, de la culture d’entreprise, du passé, des salariés…donc sauf à déposer le bilan et repartir ou créer une filiale low-cost. J’en veux pour preuve que le service est souvent meilleur sur une low-cost que sur “américaine classique” en vol intérieur alors que les modèles tendent à se rapprocher…et que la low-cost est, elle, plus profitable. Ah le lourd héritage du passé.
Bref, si elle est dans une certaine mesure saine et indispensable, une politique axée uniquement sur les couts n’est pas à elle seule suffisante pour remettre une compagnie dans le cercle vertueux. Elle doit augmenter la valeur de sa prestation.
La différence ? Lorsqu’un passager achète un billet il se moque de savoir combien cela coute à la compagnie d’assurer sa prestation. Ce qui compte ce qu’il ressent. Est-ce que que cela “vaut” le prix qu’il a payé. Et lorsque la réponse est positive, voire lorsqu’il a l’impression qu’il en a eu plus que le prix qu’il a payé, c’est le jackpot pour la compagnie qui gagné un client fidèle, quelqu’un qui va assurer sa promotion et une source de revenu dans le futur.
Vous vous demandiez pourquoi on peut pester contre un voyage à 600 euros et ressortir enchanté d’un vol à 1000, sur la même destination mais avec une autre compagnie ou dans une autre classe de voyage ? Vous avez une partie de la réponse.
La vérité est donc qu’on sort d’un modèle industriel pour rentrer dans une économie du service et de l’expérience. Quelque chose qui n’a visiblement pas encore pénétré l’esprit de nombreux gestionnaires qui ont appris à gérer ce genre d’entreprises il y a 30 ans.
La valeur dépend du produit mais beaucoup du service, cette chose que l’on sacrifie souvent sur l’autel des couts. Et le service est une question de manières, de culture, de temps, d’attention…tout un modèle à revoir.
Car l’enjeu est vital : on ne peut baisser les couts au delà d’un niveau raisonnable. Pour être profitable il faut donc être également capable de vendre plus cher : et là c’est une question de service et d’expérience. Car contrairement à ce qu’on lit ici et là, de plus en plus de clients se lassent du modèle de service au rabais qu’on leur impose et sont prêts à payer plus pour une offre meilleure. La preuve dans cette étude réalisée par American Express. Le voyageur “normal”, comme le voyageur d’affaires avant lui, ne dit pas que les billets sont cher mais qu’ils ne valent pas l’expérience qu’ils en retirent et que, en conséquence, ils sont prets à payer davantage à condition que le service soit à la hauteur.
Traduction : le modèle mis en œuvre par de nombreuses compagnies “classiques” ces dernières années est le mauvais. La question n’est pas de faire payer plus pour avoir la même chose qu’avant mais de faire payer plus pour avoir beaucoup mieux. Ca n’est pas de faire payer des prestations standards sous forme de supplément mais de maintenir la gratuité des prestations standards à un niveau normal et de proposer des suppléments “premium”.
Dans les années à venir les compagnies n’auront que de choix : le premium ou le low cost. Essayer de faire un peu moins bien que du premium avec une structure de cout qui ressemble à du low cost sans en être mènera droit à la faillite. Les modèles s’appellent donc Qatar, Singapore d’un coté, Easy Jet ou Ryan Air de l’autre. Faites votre choix mais ne transigez pas : la médiocrité érigée en business model n’a aucun avenir.
D’ailleurs cet article ne s’y trompe pas et résume en un mot les enjeux futurs :
Les clients du transport aérien doivent apprendre que ce service si sophistiqué a un coût et qu’il vaut mieux le payer si l’on veut garder l’excellence de ce secteur d’activité.
Pour peu que l’excellence soit vraiment au rendez-vous. La balle est, là, dans le camp des compagnies.
American Airlines lance la VOD pour iPad et Android
May 15, 2012 – 10:00
On avait déjà parlé de l’arrivée d’une offre VOD en streaming sur American Airlines. Concrètement cela permet aux passager de regarder les films qu’ils désirent dans le catalogue non plus sur l’écran de l’IFE mais sur leur PC. Pas une mauvaise idée du tout lorsqu’on compare la taille et la qualité d’un écran iPad à celle d’un IFE standard de classe éco.
Mais le hic, justement, était que cette offre ne fonctionnait que sur un ordinateur, pas sur tablette. Très bien pour la taille d’écran, encore supérieure à celle d’une tablette, mais alors qu’on essaie justement de laisser de plus en plus nos laptops à la maison pour faire de la tablette le périphérique standard en mobilité, il manquait quelque chose à l’offre.
Voilà qui est désormais résolu puisque le système de VOD Wifi d’American fonctionne sur Ipad et Android.
On remarquera, l’air de rien, qu’après les boissons, les bagages en soute…on glisse lentement vers les films payants en vol. Par contre un très bon point est qu’on aura 24h pour terminer de regarder, même au sol, le film qu’on avait commencé à voir en vol et pas eu le temps de finir.
Quels sont les usages du voyageur connecté ?
May 14, 2012 – 15:00
On parle beaucoup du client connecté, du “social customer”, mais qu’est ce que cela signifie exactement en termes de comportements ? Et lorsque ce client est un voyageur pour qui les usages en mobilité prennent tout leur sens ? La réponse dans cette infographie.
Des glaçons à l’effigie de Richard Branson sur Virgin Atlantic
May 14, 2012 – 10:00
Richard Branson, le bouillant PDG de Virgin Atlantic, sera présent “par l’esprit” avec ses passagers de première classe d’ici peu. En effet ceux-ci pourront raffraichir leurs boissons avec des glaçons à son effigie.
Il aura fallu 6 semaines pour réaliser les moules afin que l’entrepreuneur réalise virtuellement son rêve : “être capable de boire un verre avec chacun de ses passagers”.
A l’heure de l’optimisation des coûts à outrance, voilà une initiative relativement originale.
Au moins ceux-ci pourront dire qu’ils ont bu un verre avec Branson. Je laisse toute autre comparaison grivoise à votre entière discrétion.
Les consignes de sécurité de Air Asia font le tour du web
May 11, 2012 – 16:00
Les compagnies savent s’amuser avec les consignes de sécurité. On avait eu celles de Cebu Pacific, celles d’Air New Zealand, sans oublier Turkish Airlines. Voici maintenant une vidéo d’Air Asia qui fait le tour du web. Mais à la différence des premières qui étaient des campagnes bien réglées et orchestrées, faites pour être diffusées, il semble bien que chez Air Asia ce soit une initiative spontanée captée par un passager.
SUGAR Volt : L’avion hybride électrique de demain selon Boeing
May 11, 2012 – 10:00
Delta va t-il devenir dominant sur les vols transatlantiques ?
May 10, 2012 – 15:00
La semaine dernière Delta a acheté une raffinerie afin d’optimiser ses coûts de carburants. Surprenante à première vue, rendant sceptiques certains observateurs, cette décision est finalement relativement rationnelle. Si l’optimisation des coûts passe par une intégration poussée de la chaine d’approvisionnement, il y a de fortes chances qu’après l’époque où internaliser (ou filialiser) son catering était une option intéressante, c’est vers le carburant que les attentions vont désormais se porter.
On l’a dit, Delta compte tirer plus de $300 millions par an d’économies de cet achat. Mais qu’est ce que cela peut signifier en termes d’impact concurrentiel ?
Dans cet article, un spécialiste de la question estime l’économie réalisée à 4 ou $5000 dollars sur un JFK-Heathrow. Ce qui peut être déterminant sur les liaisons entre le nord-est américain et l’Europe qui sont parmi les plus concurrentielles du marché.
Concrètement deux possibilités s’ouvrent à Delta. La première est de garder le même niveau de prix et augmenter ainsi sa marge et sa profitabilité. La seconde est de transférer cette économie sur le prix du billet. Selon l’économiste interrogé, cela obligerait ses concurrents à augmenter leurs pertes et, in fine, à quitter le marché ce qui laisserait Delta en position plus que dominante sur ces liaisons. Et c’est cette seconde option qu’il s’attend à voir mise en œuvre par la compagnie américaine.
Il s’achète un cockpit 737 et construit un simulateur dans son garage
May 10, 2012 – 10:00
Il s’appelle James Price, a 52 ans et est contrôleur aérien et pilote privé à ses heures perdues. Rien de spécial jusque là..sauf qu’il fait désormais partie des quelques happy fews qui ont leur simulateur de vol…à la maison.
Il a commencé par acheter un nez de 737 et a commencé à aménager le cockpit avec les moyens du bord, bricolant un tableau de bord en bois. Puis peu à peu il investit et reconstitue un véritable tableau de bord avec des pièces originales.
Le 737 a ensuite trouvé place dans son garage (au grand intérêt des voisins), entouré de 3 projecteurs qui projettent les images du simulateur de vol qui permettent de simuler n’importe quelles conditions de vol, n’importe quel aéroport.
Malheureusement et contrairement aux “vrais” simulateurs, celui de Price est statique. Pour l’instant ?
Ce qu’il considère aujourd’hui comme un “hobby à vie” qu’il convient d’améliorer en permanence est aujourd’hui le résultat de 20 ans d’effort et lui a couté $150.000.
Air France s’envole vers Maurice en 777-300ER
May 9, 2012 – 15:57
Depuis le 8 mai c’est désormais avec des Boeing 777-300ER qu’Air France dessert Maurice à raison de 4 rotations par semaine.
L’appareil est équipe en 3 classes :
• Affaires : 14 sièges “full sleep”, il s’agit de la dernière version en date de la business class Air France présentée il y a un an et demi.
• Premium voyageur : 32 sièges dans la désormais connue et appréciée cabine intermédiaire avec sièges coque, espace supplémentaire pour les jambes, grand écran, prises de courant etc..
• Voyageur : 422 sièges, tous munis d’un écran individuel, de reposes pieds et appui-tête réglables.
Sans parler de l’appareil (le B777 est surement l’appareil préféré de nombreux grands voyageurs), de ses performances énergétiques supérieures comparées au B747 qu’il remplace, c’est une excellente nouvelle pour les passagers sur le seul plan de l’expérience…et le signe que la compagnie continue son programme d’amélioration de l’expérience client.
Rappelons que jusqu’à présent ce vol était donc opéré par un vénérable B747 équipé en deux classes (Affaire et Economie), avec un siège relativement incliné et un petit écran dans la première…et aucun écran individuel dans la seconde. Votre serviteur l’ayant expérimenté l’an dernier et ayant eu la chance d’occuper une des meilleures places “éco”, au premier rang pont supérieur, les sièges de ce pont étant les seuls en éco à bénéficier d’un écran individuel (mais pour le choix de films et la qualité globale de l’IFE….je me suis finalement rabattu sur mon iPad), autant vous dire que l’appareil même ne donnait pas la meilleure image possible de la compagnie…et vous amenait à penser à d’autres destinations pour le futur.
Nul doute de que ce changement d’appareil contribuera à rendre l’expérience passager plus en rapport avec ce qu’on attend d’un séjour dans une telle destination…et avec l’image que la compagnie veut donner à ses passagers en mettant sa route vers Maurice aux normes de ce qu’elle peut proposer sur la quasi totalité de ses destinations long-courrier





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